La France en vrai

À vous de jouer

Selon vous, quelle solution marcherait le mieux ?

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Efficace en partie 1re sur 4

Refuser l'accord commercial avec l'Amérique du Sud

1,6 %

de la production européenne de bœuf : c'est le volume importé à droits réduits, selon un rapport remis au Gouvernement. Assemblée nationale Assemblée nationale · décembre 2024 Rapport n° 695 sur la proposition de résolution européenne invitant le Gouvernement à refuser la ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur (rapporteure Mathilde Hignet) page 8

Pourquoi ce verdict ?

Le risque est réel pour la volaille et pour les morceaux chers du bœuf, comme l'aloyau. Mais selon la ministre, la concurrence pour notre agriculture est surtout européenne. Assemblée nationale +1 Assemblée nationale · décembre 2024 Rapport n° 695 sur la proposition de résolution européenne invitant le Gouvernement à refuser la ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur (rapporteure Mathilde Hignet) page 8 Gouvernement (Annie Genevard · mai 2026 Assemblée nationale, compte rendu de la première séance du vendredi 29 mai 2026, projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (article 4, restauration collective) avis du Gouvernement sur les amendements n° 173, 2152 et 172 (chercher « devant un juge »)

Proposé par Rassemblement national

Lire la phrase exacte
« Pour le Rassemblement national, aujourd’hui comme hier, la réponse est non ! C’est pourquoi notre rejet de cet accord est plus que jamais catégorique. »
Rassemblement national (Hélène Laporte, députée), Assemblée nationale, compte rendu de la deuxième séance du mardi 26 novembre 2024, déclaration du Gouvernement sur l'accord d'association entre l'Union européenne et le Mercosur, suivie d'un débat et d'un vote, 26 novembre 2024

Efficace en partie 2e sur 4

Aider davantage les agriculteurs les mauvaises années

70 %

des fermes italiennes sont assurées contre les gros aléas climatiques, contre 15 % en France. Le gain de revenu n'est pas chiffré. Cour des comptes Cour des comptes · septembre 2026 La mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC) par la France : un cadre complexe et inadapté aux transformations économiques et environnementales (rapport public thématique, évaluation de politique publique) chapitre II, page 63

Ce que ça rapporte
Non chiffré Non chiffré : la Cour des comptes ne mesure pas le gain de revenu attendu.
Pourquoi ce verdict ?

Pour la Cour des comptes, les variations de prix pèsent plus sur le revenu que des aides fixes. Ces aides font effet d'aubaine les bonnes années, sans grossir les mauvaises. Cour des comptes Cour des comptes · septembre 2026 La mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC) par la France : un cadre complexe et inadapté aux transformations économiques et environnementales (rapport public thématique, évaluation de politique publique) chapitre II, page 62

Proposé par Cour des comptes

Lire la phrase exacte
« 3. Lors des négociations sur la PAC post-2027, faire évoluer les systèmes d’aides pour mieux accompagner de manière ciblée et dynamique les agriculteurs dans l’amélioration de leur performance productive »
Cour des comptes, La mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC) par la France : un cadre complexe et inadapté aux transformations économiques et environnementales (rapport public thématique, évaluation de politique publique), septembre 2026

Contraire au droit 4e sur 4

Servir 80 % de produits français dans les cantines

Contraire au droit européen

Selon la ministre de l'Agriculture, la mesure « ne tiendra pas devant un juge ». Gouvernement (Annie Genevard Gouvernement (Annie Genevard · mai 2026 Assemblée nationale, compte rendu de la première séance du vendredi 29 mai 2026, projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (article 4, restauration collective) avis du Gouvernement sur les amendements n° 173, 2152 et 172 (chercher « devant un juge »)

Ce que ça rapporte
Non chiffré Non chiffré : aucun organisme public n'a mesuré le gain pour les agriculteurs.
Pourquoi ce verdict ?

Ministre et rapporteur la jugent contraire au droit : le projet du Gouvernement n'interdisait que les achats hors d'Europe. La ministre propose plutôt de favoriser l'achat direct au producteur, ce que le droit permet. Gouvernement (Annie Genevard +2 Gouvernement (Annie Genevard · mai 2026 Assemblée nationale, compte rendu de la première séance du vendredi 29 mai 2026, projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (article 4, restauration collective) avis du Gouvernement sur les amendements n° 173, 2152 et 172 (chercher « devant un juge ») Assemblée nationale (Julien Dive · mai 2026 Assemblée nationale, compte rendu de la première séance du vendredi 29 mai 2026, projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (article 4, restauration collective) avis de la commission sur les amendements n° 173, 2152 et 172 (chercher « mesures de rétorsion ») Conseil constitutionnel · août 2026 Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026, loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles paragraphes 6 et 8 (description du projet de loi initial)

Proposé par Rassemblement national · La France insoumise

Lire la phrase exacte
« Le présent amendement vise à donner une traduction concrète à l’objectif de souveraineté alimentaire en affirmant une priorité à la production française et aux circuits courts dans la restauration collective publique. Il fixe un objectif de 80 % de produits d’origine française. »
Rassemblement national (Aurélien Dutremble, Florence Goulet, Hélène Laporte et des députés RN), Amendement n° CE344 à l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n° 2632), commission des affaires économiques, 29 avril 2026
« Cette série d’amendements vise à faire en sorte que dans nos cantines publiques, les fruits et légumes, par exemple, soient d’origine française. »
Rassemblement national (Matthias Renault, député), Assemblée nationale, compte rendu de la première séance du vendredi 29 mai 2026, projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (article 4, restauration collective), 29 mai 2026
« Le présent amendement vise à ce que l’approvisionnement de la restauration collective publique soit issu de produits originaires du territoire français. »
La France insoumise (Aurélie Trouvé et les députés LFI), Amendement n° CE394 à l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n° 2632), commission des affaires économiques, 29 avril 2026

Efficace en partie 3e sur 4

Ne pas imposer plus de règles que l'Europe

Effet non chiffré

Non chiffré : le Sénat demande justement que l'État calcule le surcoût de ces règles en plus. Sénat Sénat · septembre 2022 Compétitivité : une urgence pour redresser la ferme France, rapport d'information n° 905 (2021-2022), synthèse « L'essentiel sur... » (Laurent Duplomb, Pierre Louault, Serge Mérillou) page 3, axe 2, priorité 1

Ce que ça coûte
Non chiffré Non chiffré en euros ; le risque porte sur la santé, selon le Conseil constitutionnel. Conseil constitutionnel Conseil constitutionnel · août 2026 Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026, loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles paragraphes 54, 55 et 57
Pourquoi ce verdict ?

Pour le Sénat, ces règles en plus pèsent sur les coûts, avec la main-d'œuvre et les impôts. Mais certaines protègent la santé : en 2025, le Conseil constitutionnel a censuré un retour mal encadré des néonicotinoïdes. Sénat +1 Sénat · septembre 2022 Compétitivité : une urgence pour redresser la ferme France, rapport d'information n° 905 (2021-2022), synthèse « L'essentiel sur... » (Laurent Duplomb, Pierre Louault, Serge Mérillou) page 1, partie « B. Des fermes de moins en moins compétitives » Conseil constitutionnel · août 2025 Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025, loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur paragraphes 83 et 84

Proposé par Rassemblement national

Lire la phrase exacte
« Nous voulons permettre aux agriculteurs de ne plus subir les surtranspositions qui nous handicapent au sein même de l’Union européenne […] L’acétamipride, utilisé partout ailleurs, doit être de nouveau autorisé pour que nos cultivateurs puissent l’utiliser dès le printemps. »
Rassemblement national (Hélène Laporte, députée), Assemblée nationale, compte rendu de la deuxième séance du mardi 26 novembre 2024, déclaration du Gouvernement sur l'accord d'association entre l'Union européenne et le Mercosur, suivie d'un débat et d'un vote, 26 novembre 2024

Le verdict des chiffres

Les 4 solutions, de la plus efficace à la moins efficace

Avec, pour chacune, ce qu'elle rapporterait et ce qu'elle coûterait à l'argent public. Touchez une ligne pour le détail et les sources.