La France en vrai

Les étrangers commettent-ils vraiment plus de délits que les Français ?

Les étrangers commettent beaucoup plus de délits que les Français.

Qui dit ça ? 2 déclarations

Cette idée est défendue publiquement. Mot pour mot :

  • « il est évident que nous avons un problème de délinquance étrangère »

    Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Entretien au Journal du Dimanche, le 21 août 2022. Source ↗

    Dans le même entretien, il dit aussi : « Le petit-fils d'immigrés que je suis ne fait pas le lien entre immigration et délinquance », avant d'ajouter qu'il serait « idiot de ne pas dire qu'il y a une part importante de la délinquance qui vient de personnes immigrées ». Il avance 48 % d'étrangers parmi les personnes interpellées à Paris, 55 % à Marseille et 39 % à Lyon : ce sont des interpellations, pas des condamnations. Citation rapportée par Lyon Mag le 22 août 2022 : texte original du JDD non retrouvé.

  • « le Rassemblement National considère que tout étranger qui constitue une menace pour l'ordre public doit être expulsé du territoire national, tout simplement parce que la France subit assez de délinquance et de criminalité pour endosser celles d'une population étrangère »

    Edwige Diaz, députée RN de la Gironde, première signataire avec les membres du groupe Rassemblement national. Exposé sommaire de l'amendement n° CL424 au projet de loi « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration », commission des lois, Assemblée nationale, le 22 novembre 2023. Source ↗

    Texte écrit, présenté par « Mme Diaz et les membres du groupe Rassemblement National », rejeté. La page de l'amendement sur le site de l'Assemblée identifie l'auteure : Edwige Diaz. L'amendement affirme que les étrangers « composent 10% de la population » : selon l'INSEE, ils étaient 7,8 % en 2022.

Trompeur

Non, ce chiffre ne prouve pas que les étrangers sont plus délinquants. Il compte qui la police met en cause, pas qui commet les délits. Or les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés, et l'âge, le sexe et la pauvreté pèsent lourd. En 2019, au moins 9 étrangers sur 10 n'ont été auteurs d'aucune affaire traitée par la justice (notre calcul). SSMSI +4 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance » INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025

Sur 100 personnes, combien sont étrangères ?
  • Parmi les personnes mises en cause par la police ou la gendarmerie 19
  • Parmi les habitants ≈ 9

En 2024. Le chiffre est exact. Il compte les personnes soupçonnées par la police, pas les condamnés, et ne tient compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de la pauvreté.

Source SSMSI +1 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025

Sur 100 étrangers vivant en France, combien n'ont eu aucune affaire pénale ?
au moins 90

En 2019, même en comptant large, au moins 90 sur 100 n'ont été auteurs d'aucune affaire traitée par la justice (notre calcul). Le vrai chiffre est plus élevé.

Source INSEE (données ministère de la Justice) +1 INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025

Si l'objectif est qu'il y ait moins de délits, voici ce que chiffrent les rapports officiels.

Recondamnés pour une infraction commise dans l'année qui suit la sortie de prison
  • Sortis sans aucun aménagement de peine 33 %
  • Sortis en libération conditionnelle 23 %

Personnes sorties de prison en 2016. Le ministère de la Justice précise que ce n'est pas un simple lien de cause à effet : ce qui compte pour obtenir une libération conditionnelle peut aussi aller avec un moindre risque de récidive.

Source Ministère de la Justice (SDSE) Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points »)

  1. 23 % de récidive au lieu de 33 %

    Préparer la sortie de prison plutôt que de libérer sans suivi

    Selon le ministère de la Justice, 23 % des sortants de prison en libération conditionnelle sont recondamnés pour une infraction commise dans l'année, contre 33 % de ceux sortis sans aucun aménagement. Ce n'est pas seulement un effet de la mesure, mais l'écart reste net à profil comparable. Et c'est moins cher : selon la Cour des comptes, une journée sous bracelet électronique coûte 10 €, contre 105 € en prison. Travailler en prison réduit aussi légèrement la récidive. Ministère de la Justice (SDSE) +1 Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points ») Cour des comptes · octobre 2023 Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (rapport public thématique) annexe n° 1, page 132 du PDF (chercher « 105 € »)

  2. 1 500 en 2025, +44 % en deux ans

    Éloigner, ou faire finir leur peine dans leur pays, les étrangers condamnés qui peuvent l'être

    Les libérations conditionnelles « expulsion » sont passées de 1 039 en 2023 à 1 500 en 2025, et les transfèrements de détenus européens vers leur pays ont doublé entre 2024 et 2025. Environ 2 000 détenus pourraient encore être concernés par chacun de ces dispositifs, mais le transfèrement suppose l'accord de l'autre pays. La Cour des comptes juge « pertinente » la priorité donnée depuis 2022 à l'éloignement de ceux qui troublent l'ordre public : entre 2019 et 2022, 45 % des OQTF fondées sur une condamnation pénale ont abouti à un éloignement, contre 2 à 9 % pour celles liées au seul séjour. Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) +1 Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 1 500 en 2025 » puis « doublé ») Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 100, tableau n° 7 ; page 15 (chercher « pertinente ») ; page 101 (chercher « un dixième ») ; page 79 (chercher « 6 582 »)

  3. 2 fois moins d'infractions

    Donner accès au travail légal

    En Italie, des immigrés sans papiers qui ont obtenu, à quelques minutes près, un titre de séjour et le droit de travailler ont été deux fois moins souvent auteurs d'infractions l'année suivante que ceux restés sans papiers. Cette étude, rapportée par le CEPII, porte sur l'Italie et non sur la France. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 2, exemple de l'Italie (régularisation en ligne, permis accordés dans l'ordre des demandes)

Part des étrangers parmi les mis en cause, selon le délit
  • Cambriolage de logement 38 %
  • Vol violent sans arme 30 %
  • Vol avec arme 22 %
  • Coups et blessures volontaires 20 %
  • Homicide 18 %
  • Violences sexuelles 13 %

En 2024. Pour comparer, environ 9 habitants sur 100 sont étrangers. Dans les transports en commun, la part atteint 48 % pour les vols ou violences et 80 % pour les vols sans violence. Ce sont des mises en cause, pas des condamnations.

Source Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) +1 Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) · décembre 2025 Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % ») INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025

Sur 100 détenus, combien sont étrangers ?
24

Au 1er avril 2026. Trois détenus sur quatre sont français. À délit égal, un étranger est plus souvent condamné à de la prison ferme, et plus souvent placé en détention provisoire avant son procès.

Source Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) +2 Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % ») INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) dernier paragraphe (chercher « écrouées ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, et graphique 2

Contrôlés au moins une fois par la police en cinq ans
  • Personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines 39 %
  • Personnes perçues comme blanches uniquement 23 %

En 2024, selon le Défenseur des droits. Être perçu comme noir ou arabe ne veut pas dire être étranger : beaucoup de personnes concernées sont françaises. Et un contrôle n'est pas une arrestation.

Source Défenseur des droits Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois »)

Pourquoi « trompeur » ? Le chiffre de 19 mis en cause sur 100 est exact. Mais il mesure qui la police met en cause, pas qui commet les délits, et il ne tient compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de la pauvreté, ni des contrôles plus fréquents. L'idée qu'on en tire, « les étrangers sont plus délinquants parce qu'ils sont étrangers », n'est pas démontrée par ces chiffres.

Être « mis en cause », c'est être soupçonné par la police avec assez d'éléments, pas être condamné. Et la nationalité est celle que la personne déclare : elle n'est pas toujours vérifiée.

Ensuite, on compare deux groupes qui ne se ressemblent pas. La délinquance enregistrée est surtout le fait d'hommes jeunes : 85 mis en cause sur 100 sont des hommes, et 63 sur 100 ont moins de 35 ans. Les immigrés sont plus souvent pauvres et au chômage, deux facteurs liés à la délinquance chez les Français aussi. Certains délits, comme le séjour irrégulier, ne peuvent être commis que par des étrangers. Enfin, à délit égal, les étrangers vont plus souvent en prison ferme et plus souvent en détention provisoire, notamment parce que la justice craint qu'ils ne se présentent pas au procès. Cela gonfle leur part en prison.

Ces statistiques mesurent aussi qui la police contrôle. Un contrôle d'identité n'est pas une arrestation, et être perçu comme noir ou arabe ne veut pas dire être étranger : beaucoup de personnes concernées sont françaises. Mais selon le Défenseur des droits, en 2024, les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés que le reste de la population, et 12 fois plus de risque d'un contrôle « poussé » (fouille, palpation, conduite au poste). En 2016, l'écart était de 20 fois ; s'il a baissé, c'est surtout parce que le reste de la population est plus souvent contrôlé qu'avant. En 2023, le Conseil d'État a reconnu que les contrôles discriminatoires existent et ne se limitent pas à des cas isolés, sans être « systémiques ». En 2016, la Cour de cassation avait jugé qu'un tel contrôle est une faute lourde de l'État.

Pourquoi cela compte : là où il y a plus de radars, on constate plus d'excès de vitesse, sans que les conducteurs y roulent forcément plus vite. De même, plus un groupe est contrôlé, plus les infractions de ses membres ont de chances d'être constatées, puis jugées. Le CEPII rappelle que les statistiques de délinquance sont « en partie le reflet de biais » et que les minorités visibles ont une probabilité plus forte d'être contrôlées. Une partie de l'écart peut venir de là, sans qu'on sache combien : aucune statistique officielle ne le mesure.

Nos deux calculs. Mis en cause : 19 étrangers pour 81 Français, alors que la population compte environ 9 étrangers pour 91 Français ; le rapport des deux donne environ 2,4 ; avec les 8 % du ministère de l'Intérieur, environ 2,7. D'où « environ 2,5 ». Jamais d'affaire : en 2019, la justice a traité 273 429 auteurs étrangers. Même en ajoutant tous les auteurs dont la nationalité n'est pas connue (11 %), et en supposant que chacun soit une personne différente vivant en France, cela fait moins de 10 personnes sur 100 parmi les 5,0 millions d'étrangers.

Ce qu'on ne sait pas : les statistiques publiques ne croisent pas la nationalité avec l'âge, le sexe et le revenu. On ne peut donc pas dire quelle part de l'écart il resterait si l'on comparait des personnes du même âge et de la même situation. Il en resterait probablement une partie : parmi les immigrés, 52 sur 100 sont des femmes, donc le sexe seul n'explique pas tout.

Quant à l'idée que l'immigration « amène » la délinquance, les études qui la testent, au Royaume-Uni, en Italie ou aux États-Unis, ne trouvent pas de hausse de la délinquance là où arrivent plus d'immigrés, sauf pour les vols quand les nouveaux arrivants n'ont pas le droit de travailler. Ces études portent sur d'autres pays que la France.

Prenez une autre affirmation, tout aussi vraie : « Les hommes commettent beaucoup plus de délits que les femmes. » En 2024, 85 personnes mises en cause sur 100 sont des hommes. Pourtant, si vous êtes un homme, vous n'aimeriez pas qu'on vous regarde comme un délinquant probable, ni qu'on parle ainsi de votre fils ou de votre frère. Vous diriez : ce sont quelques-uns, pas moi.

C'est la même chose ici. La surreprésentation des étrangers est réelle, mais elle décrit une moyenne, pas la personne qui est en face de vous. En 2019, au moins 9 étrangers sur 10 vivant en France n'ont eu aucune affaire avec la justice pénale. Les juger tous sur les délits de quelques-uns, c'est l'amalgame qu'on n'accepterait pas pour soi.

À votre avis, si l'on comparait des étrangers et des Français du même âge, du même sexe et avec la même situation d'emploi, l'écart serait-il aussi grand ?

  1. Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49), SSMSI, ministère de l'Intérieur, mars 2025. page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) ; page 7, paragraphe « Les caractéristiques démographiques des mis en cause » (chercher « 32 ans »).
  2. L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers, INSEE, juin 2026. chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025 ; paragraphe sur l'emploi (chercher « taux de chômage ») ; chercher « 52 % » dans la page.
  3. Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), INSEE, décembre 2021. premier paragraphe et encadré d'avertissement (chercher « 82 % » et « précaution ») ; dernier paragraphe (chercher « écrouées »).
  4. Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte, Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur), décembre 2025. texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % »).
  5. Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin, Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice), juin 2026. texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % ») ; texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 1 500 en 2025 » puis « doublé »).
  6. Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette, CEPII, avril 2023. page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance » ; page 3, après « Plusieurs raisons peuvent expliquer cela » ; page 3, et graphique 2 ; page 1, partie « Délinquance : l'immigration n'en est pas la cause » ; page 2, exemple de l'Italie (régularisation en ligne, permis accordés dans l'ordre des demandes) ; page 2, fin de la première partie (chercher « reflet de biais ») ; page 3, paragraphe « Enfin » (chercher « probabilité d'arrestation »).
  7. Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF, INSEE (données ministère de la Justice), décembre 2021. tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée).
  8. Enquête sur l'accès aux droits, volume 1 : Relations police / population, le cas des contrôles d'identité, Défenseur des droits, janvier 2017. page 3, « Principaux résultats » (chercher « 20 fois ») ; détail page 17.
  9. Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte, Défenseur des droits, juin 2025. page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois ») ; page 13, encadré (chercher « faute lourde ») ; référence de l'arrêt en note 27.
  10. Contrôles d'identité discriminatoires : la détermination d'une politique publique ne relève pas du juge administratif (communiqué de presse, décision n° 454836), Conseil d'État, octobre 2023. page 1, premier paragraphe (chercher « cas isolés »).
  11. Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183), Ministère de la Justice (SDSE), juillet 2021. page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points ») ; fin de la partie sur le modèle (chercher « 1,8 points »).
  12. Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (rapport public thématique), Cour des comptes, octobre 2023. annexe n° 1, page 132 du PDF (chercher « 105 € »).
  13. La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique), Cour des comptes, janvier 2024. page 100, tableau n° 7 ; page 15 (chercher « pertinente ») ; page 101 (chercher « un dixième ») ; page 79 (chercher « 6 582 »).

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Réponses tirées de fiches vérifiées. La source est sous chaque phrase.