Les étrangers commettent-ils vraiment plus de délits que les Français ?
Les étrangers commettent beaucoup plus de délits que les Français.
Qui dit ça ? 2 déclarations
Cette idée est défendue publiquement. Mot pour mot :
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« il est évident que nous avons un problème de délinquance étrangère »
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Entretien au Journal du Dimanche, le 21 août 2022. Source ↗
Dans le même entretien, il dit aussi : « Le petit-fils d'immigrés que je suis ne fait pas le lien entre immigration et délinquance », avant d'ajouter qu'il serait « idiot de ne pas dire qu'il y a une part importante de la délinquance qui vient de personnes immigrées ». Il avance 48 % d'étrangers parmi les personnes interpellées à Paris, 55 % à Marseille et 39 % à Lyon : ce sont des interpellations, pas des condamnations. Citation rapportée par Lyon Mag le 22 août 2022 : texte original du JDD non retrouvé.
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« le Rassemblement National considère que tout étranger qui constitue une menace pour l'ordre public doit être expulsé du territoire national, tout simplement parce que la France subit assez de délinquance et de criminalité pour endosser celles d'une population étrangère »
Edwige Diaz, députée RN de la Gironde, première signataire avec les membres du groupe Rassemblement national. Exposé sommaire de l'amendement n° CL424 au projet de loi « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration », commission des lois, Assemblée nationale, le 22 novembre 2023. Source ↗
Texte écrit, présenté par « Mme Diaz et les membres du groupe Rassemblement National », rejeté. La page de l'amendement sur le site de l'Assemblée identifie l'auteure : Edwige Diaz. L'amendement affirme que les étrangers « composent 10% de la population » : selon l'INSEE, ils étaient 7,8 % en 2022.
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- Sources de la fiche : SSMSI, INSEE, Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur), Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice)…
Réponse vérifiée · 13 sources · données à jour : octobre 2026
Trompeur
Non, ce chiffre ne prouve pas que les étrangers sont plus délinquants. Il compte qui la police met en cause, pas qui commet les délits. Or les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés, et l'âge, le sexe et la pauvreté pèsent lourd. En 2019, au moins 9 étrangers sur 10 n'ont été auteurs d'aucune affaire traitée par la justice (notre calcul). SSMSI +4 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance » INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
La part de vrai
Les étrangers sont plus souvent mis en cause par la police que les Français, rapporté à leur nombre. En 2024, ils étaient 19 mis en cause sur 100, alors qu'ils sont environ 9 habitants sur 100, et cette part augmente depuis 2016. Le chiffre est vrai, la conclusion sur les personnes ne l'est pas. SSMSI +2 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025 INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) premier paragraphe et encadré d'avertissement (chercher « 82 % » et « précaution »)
En 2024. Le chiffre est exact. Il compte les personnes soupçonnées par la police, pas les condamnés, et ne tient compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de la pauvreté.
Source SSMSI +1 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
En 2019, même en comptant large, au moins 90 sur 100 n'ont été auteurs d'aucune affaire traitée par la justice (notre calcul). Le vrai chiffre est plus élevé.
Source INSEE (données ministère de la Justice) +1 INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
Le chiffre existe : en 2024, sur 100 personnes mises en cause par la police ou la gendarmerie, 19 étaient étrangères, pour environ 9 habitants sur 100. Rapporté à leur nombre, c'est environ 2,5 fois plus souvent qu'un Français (entre 2,4 et 2,7 selon la part retenue, notre calcul). Mais ce chiffre compte qui la police met en cause, pas qui commet les délits, et il ne tient compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de la pauvreté. SSMSI +2 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025 INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) premier paragraphe et encadré d'avertissement (chercher « 82 % » et « précaution »)
L'immense majorité des étrangers n'a pas affaire à la justice pénale. En 2019, même en comptant large, au moins 9 étrangers sur 10 vivant en France n'ont été auteurs d'aucune affaire traitée par la justice (notre calcul). INSEE (données ministère de la Justice) +1 INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée) INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
L'écart dépend beaucoup du délit : en 2024, 38 personnes sur 100 mises en cause pour un cambriolage de logement étaient étrangères, contre 13 sur 100 pour les violences sexuelles. En prison, 24 détenus sur 100 sont étrangers au 1er avril 2026, près de trois fois leur part dans la population (notre calcul). Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) +2 Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) · décembre 2025 Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % ») Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % ») INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
Une partie de l'écart s'explique. La délinquance enregistrée est surtout le fait d'hommes jeunes, quelle que soit leur nationalité : seuls 15 mis en cause sur 100 sont des femmes en 2024. Les immigrés sont presque deux fois plus souvent au chômage en 2025. Certains délits, comme le séjour irrégulier, ne concernent que les étrangers. Et à délit égal, un étranger est plus souvent condamné à de la prison ferme. SSMSI +2 SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 7, paragraphe « Les caractéristiques démographiques des mis en cause » (chercher « 32 ans ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance » INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers paragraphe sur l'emploi (chercher « taux de chômage »)
Ces chiffres mesurent aussi qui la police contrôle. En 2024, les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins, qu'ils soient français ou étrangers, ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés que le reste de la population. Un contrôle n'est pas une arrestation, mais plus on est contrôlé, plus une infraction a de chances d'être constatée : une partie de l'écart peut venir de là, sans qu'on sache combien. Défenseur des droits +1 Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 2, fin de la première partie (chercher « reflet de biais ») ; page 3, paragraphe « Enfin » (chercher « probabilité d'arrestation »)
Si l'objectif est qu'il y ait moins de délits, voici ce que chiffrent les rapports officiels.
Personnes sorties de prison en 2016. Le ministère de la Justice précise que ce n'est pas un simple lien de cause à effet : ce qui compte pour obtenir une libération conditionnelle peut aussi aller avec un moindre risque de récidive.
Source Ministère de la Justice (SDSE) Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points »)
- 23 % de récidive au lieu de 33 %
Préparer la sortie de prison plutôt que de libérer sans suivi
Selon le ministère de la Justice, 23 % des sortants de prison en libération conditionnelle sont recondamnés pour une infraction commise dans l'année, contre 33 % de ceux sortis sans aucun aménagement. Ce n'est pas seulement un effet de la mesure, mais l'écart reste net à profil comparable. Et c'est moins cher : selon la Cour des comptes, une journée sous bracelet électronique coûte 10 €, contre 105 € en prison. Travailler en prison réduit aussi légèrement la récidive. Ministère de la Justice (SDSE) +1 Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points ») Cour des comptes · octobre 2023 Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (rapport public thématique) annexe n° 1, page 132 du PDF (chercher « 105 € »)
- 1 500 en 2025, +44 % en deux ans
Éloigner, ou faire finir leur peine dans leur pays, les étrangers condamnés qui peuvent l'être
Les libérations conditionnelles « expulsion » sont passées de 1 039 en 2023 à 1 500 en 2025, et les transfèrements de détenus européens vers leur pays ont doublé entre 2024 et 2025. Environ 2 000 détenus pourraient encore être concernés par chacun de ces dispositifs, mais le transfèrement suppose l'accord de l'autre pays. La Cour des comptes juge « pertinente » la priorité donnée depuis 2022 à l'éloignement de ceux qui troublent l'ordre public : entre 2019 et 2022, 45 % des OQTF fondées sur une condamnation pénale ont abouti à un éloignement, contre 2 à 9 % pour celles liées au seul séjour. Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) +1 Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 1 500 en 2025 » puis « doublé ») Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 100, tableau n° 7 ; page 15 (chercher « pertinente ») ; page 101 (chercher « un dixième ») ; page 79 (chercher « 6 582 »)
- 2 fois moins d'infractions
Donner accès au travail légal
En Italie, des immigrés sans papiers qui ont obtenu, à quelques minutes près, un titre de séjour et le droit de travailler ont été deux fois moins souvent auteurs d'infractions l'année suivante que ceux restés sans papiers. Cette étude, rapportée par le CEPII, porte sur l'Italie et non sur la France. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 2, exemple de l'Italie (régularisation en ligne, permis accordés dans l'ordre des demandes)
En 2024. Pour comparer, environ 9 habitants sur 100 sont étrangers. Dans les transports en commun, la part atteint 48 % pour les vols ou violences et 80 % pour les vols sans violence. Ce sont des mises en cause, pas des condamnations.
Source Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) +1 Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) · décembre 2025 Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % ») INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
Au 1er avril 2026. Trois détenus sur quatre sont français. À délit égal, un étranger est plus souvent condamné à de la prison ferme, et plus souvent placé en détention provisoire avant son procès.
Source Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) +2 Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % ») INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) dernier paragraphe (chercher « écrouées ») CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, et graphique 2
En 2024, 19 % des personnes mises en cause par la police et la gendarmerie pour un crime ou un délit étaient de nationalité étrangère. Le même document indique que les étrangers représentent 8 % de la population. SSMSI SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré)
Selon l'INSEE, 6,3 millions d'étrangers vivent en France en 2025, soit 9,1 % de la population (chiffre provisoire). La part était de 7,4 % en 2019, 7,8 % en 2022 et 8,8 % en 2024 (provisoire, après un changement de méthode). Un étranger n'a pas la nationalité française ; un immigré est né étranger à l'étranger et peut être devenu français. INSEE INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025
En 2019, 18 % des personnes mises en cause étaient étrangères, pour 7 % de la population. Cette part était de 16 % en 2016. L'INSEE précise que la nationalité déclarée ne peut pas toujours être vérifiée. INSEE INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) premier paragraphe et encadré d'avertissement (chercher « 82 % » et « précaution »)
En 2024, la part des étrangers parmi les mis en cause varie beaucoup selon le délit : 38 % pour les cambriolages de logement, 30 % pour les vols violents sans arme, 22 % pour les vols avec arme, 20 % pour les coups et blessures volontaires, 18 % pour les homicides, 13 % pour les violences sexuelles. Dans les transports en commun, elle atteint 48 % pour les vols ou violences et 80 % pour les vols sans violence. Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur) · décembre 2025 Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % »)
Au 1er avril 2026, 21 329 des 88 419 personnes détenues sont de nationalité étrangère, soit 24,2 %. Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % »)
Au 1er janvier 2020, 21 % des personnes écrouées étaient étrangères. L'INSEE l'explique par des peines de prison plus fréquentes et par un recours plus fréquent à la détention provisoire avant jugement : 35 % des étrangers écroués étaient en détention provisoire, contre 26 % des Français. INSEE INSEE · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021) dernier paragraphe (chercher « écrouées »)
La délinquance enregistrée est surtout le fait d'hommes jeunes : en 2024, 85 % des mis en cause sont des hommes (15 % de femmes), leur âge moyen est de 32 ans et 63 % ont moins de 35 ans. SSMSI SSMSI · mars 2025 Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49) page 7, paragraphe « Les caractéristiques démographiques des mis en cause » (chercher « 32 ans »)
Le CEPII rappelle que les jeunes hommes sont surreprésentés parmi les immigrés et que les immigrés sont en moyenne plus pauvres. Or l'âge, le sexe et la précarité font partie des facteurs les plus liés à la délinquance, quelle que soit la nationalité. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance »
En 2025, le taux de chômage des immigrés est de 12 % chez les hommes et 13 % chez les femmes, contre 7 % chez les non-immigrés. INSEE INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers paragraphe sur l'emploi (chercher « taux de chômage »)
Certains délits ne peuvent être commis que par des étrangers, comme l'entrée ou le séjour irrégulier ou le travail sans titre de séjour. Ils gonflent mécaniquement leur part dans les statistiques. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, après « Plusieurs raisons peuvent expliquer cela »
Pour un même délit, avec les mêmes antécédents, le même âge et le même sexe, un étranger a 5 points de plus de risque qu'un Français d'être condamné à de la prison ferme, et sa peine est plus longue de 22 jours en moyenne (calcul des chercheurs à partir du casier judiciaire national). CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 3, et graphique 2
Les études qui mesurent l'effet de l'arrivée d'immigrés sur la délinquance d'un territoire, en corrigeant le fait que les immigrés s'installent plus souvent dans des quartiers pauvres, concluent à l'absence d'effet. Ces études portent sur d'autres pays (Royaume-Uni, Italie, États-Unis, Chili). CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 1, partie « Délinquance : l'immigration n'en est pas la cause »
En Italie, des immigrés sans papiers qui ont obtenu un titre de séjour et le droit de travailler, à quelques minutes près, ont été deux fois moins souvent auteurs d'infractions l'année suivante que ceux qui sont restés sans papiers. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 2, exemple de l'Italie (régularisation en ligne, permis accordés dans l'ordre des demandes)
En 2019, la justice a traité les affaires de 273 429 auteurs étrangers et 1 442 471 auteurs français. La nationalité n'était pas renseignée pour 11 % des auteurs. INSEE (données ministère de la Justice) INSEE (données ministère de la Justice) · décembre 2021 Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée)
En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes. INSEE INSEE · juin 2026 L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers chercher « 52 % » dans la page
En 2016, selon l'enquête du Défenseur des droits, les jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes avaient, toutes choses égales par ailleurs selon l'enquête, une probabilité 20 fois plus élevée d'être contrôlés que le reste de la population. Défenseur des droits Défenseur des droits · janvier 2017 Enquête sur l'accès aux droits, volume 1 : Relations police / population, le cas des contrôles d'identité page 3, « Principaux résultats » (chercher « 20 fois ») ; détail page 17
En 2024, selon la nouvelle enquête du Défenseur des droits, les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés que le reste de la population, et 12 fois plus de risque d'un contrôle « poussé » (fouille, palpation, conduite au poste). 39 % des personnes perçues comme noires, arabes ou maghrébines ont été contrôlées au moins une fois en cinq ans, contre 23 % des personnes perçues comme blanches. L'écart a baissé depuis 2016 surtout parce que le reste de la population est plus souvent contrôlé. Défenseur des droits Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois »)
Le 11 octobre 2023, le Conseil d'État a jugé que les contrôles d'identité discriminatoires existent et ne se limitent pas à des cas isolés, sans être « systémiques » ni « généralisés ». Il a rejeté le recours, estimant que redéfinir la politique des contrôles ne relève pas du juge. Conseil d'État Conseil d'État · octobre 2023 Contrôles d'identité discriminatoires : la détermination d'une politique publique ne relève pas du juge administratif (communiqué de presse, décision n° 454836) page 1, premier paragraphe (chercher « cas isolés »)
En 2016, la Cour de cassation a jugé qu'un contrôle d'identité discriminatoire est une faute lourde qui engage la responsabilité de l'État (arrêt du 9 novembre 2016, n° 15-24.210). Défenseur des droits Défenseur des droits · juin 2025 Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte page 13, encadré (chercher « faute lourde ») ; référence de l'arrêt en note 27
Le CEPII souligne que les statistiques officielles sur la délinquance sont « en partie le reflet de biais » : les étrangers et les immigrés sont traités différemment à toutes les étapes, de l'arrestation à la prison, et les minorités visibles ont une probabilité plus forte d'être contrôlées. CEPII CEPII · avril 2023 Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette page 2, fin de la première partie (chercher « reflet de biais ») ; page 3, paragraphe « Enfin » (chercher « probabilité d'arrestation »)
Parmi les personnes sorties de prison en 2016, 31 % ont été recondamnées pour une infraction commise dans l'année. C'est 23 % pour celles qui ont eu une libération conditionnelle, contre 33 % pour celles sorties sans aucun aménagement de peine. À profil comparable, un aménagement de fin de peine (bracelet, semi-liberté, placement extérieur) suivi d'une libération conditionnelle réduit ce risque de 12,2 points. Le ministère précise que ce n'est pas un simple lien de cause à effet. Ministère de la Justice (SDSE) Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points »)
Toujours selon le ministère de la Justice, avoir travaillé en prison réduit légèrement le risque de récidive, de 1,8 point, même si ce n'est peut-être pas seulement un effet du travail. Ministère de la Justice (SDSE) Ministère de la Justice (SDSE) · juillet 2021 Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183) fin de la partie sur le modèle (chercher « 1,8 points »)
Selon la Cour des comptes, une journée en prison coûte en moyenne 105 € par détenu, une journée de semi-liberté 50 € et une journée sous bracelet électronique 10 €. Cour des comptes Cour des comptes · octobre 2023 Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (rapport public thématique) annexe n° 1, page 132 du PDF (chercher « 105 € »)
Les libérations conditionnelles « expulsion », qui libèrent plus tôt un détenu étranger pour l'éloigner du territoire, sont passées de 1 039 en 2023 et 1 152 en 2024 à 1 500 en 2025 (+44 %). Les transfèrements de détenus européens vers leur pays pour y finir leur peine ont doublé entre 2024 et 2025. Au 1er avril 2026, environ 2 000 détenus pourraient être concernés par chacun de ces deux dispositifs. Le transfèrement suppose l'accord de l'autre pays. Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice) · juin 2026 Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 1 500 en 2025 » puis « doublé »)
Selon la Cour des comptes, entre 2019 et 2022, 45 % des obligations de quitter le territoire (OQTF) fondées sur une condamnation pénale ont abouti à un éloignement forcé, contre 2 à 9 % pour celles liées au seul séjour (entrée ou maintien irrégulier, refus de titre, demande d'asile rejetée). La Cour juge « pertinente » la priorité donnée depuis août 2022 aux étrangers qui troublent l'ordre public, et note que seul un dixième des OQTF est exécuté chaque année. 6 582 sortants de prison ont été éloignés dès leur sortie entre 2019 et 2022. Cour des comptes Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 100, tableau n° 7 ; page 15 (chercher « pertinente ») ; page 101 (chercher « un dixième ») ; page 79 (chercher « 6 582 »)
En 2024, selon le Défenseur des droits. Être perçu comme noir ou arabe ne veut pas dire être étranger : beaucoup de personnes concernées sont françaises. Et un contrôle n'est pas une arrestation.
Pourquoi « trompeur » ? Le chiffre de 19 mis en cause sur 100 est exact. Mais il mesure qui la police met en cause, pas qui commet les délits, et il ne tient compte ni de l'âge, ni du sexe, ni de la pauvreté, ni des contrôles plus fréquents. L'idée qu'on en tire, « les étrangers sont plus délinquants parce qu'ils sont étrangers », n'est pas démontrée par ces chiffres.
Être « mis en cause », c'est être soupçonné par la police avec assez d'éléments, pas être condamné. Et la nationalité est celle que la personne déclare : elle n'est pas toujours vérifiée.
Ensuite, on compare deux groupes qui ne se ressemblent pas. La délinquance enregistrée est surtout le fait d'hommes jeunes : 85 mis en cause sur 100 sont des hommes, et 63 sur 100 ont moins de 35 ans. Les immigrés sont plus souvent pauvres et au chômage, deux facteurs liés à la délinquance chez les Français aussi. Certains délits, comme le séjour irrégulier, ne peuvent être commis que par des étrangers. Enfin, à délit égal, les étrangers vont plus souvent en prison ferme et plus souvent en détention provisoire, notamment parce que la justice craint qu'ils ne se présentent pas au procès. Cela gonfle leur part en prison.
Ces statistiques mesurent aussi qui la police contrôle. Un contrôle d'identité n'est pas une arrestation, et être perçu comme noir ou arabe ne veut pas dire être étranger : beaucoup de personnes concernées sont françaises. Mais selon le Défenseur des droits, en 2024, les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins ont 4 fois plus de risque d'être contrôlés que le reste de la population, et 12 fois plus de risque d'un contrôle « poussé » (fouille, palpation, conduite au poste). En 2016, l'écart était de 20 fois ; s'il a baissé, c'est surtout parce que le reste de la population est plus souvent contrôlé qu'avant. En 2023, le Conseil d'État a reconnu que les contrôles discriminatoires existent et ne se limitent pas à des cas isolés, sans être « systémiques ». En 2016, la Cour de cassation avait jugé qu'un tel contrôle est une faute lourde de l'État.
Pourquoi cela compte : là où il y a plus de radars, on constate plus d'excès de vitesse, sans que les conducteurs y roulent forcément plus vite. De même, plus un groupe est contrôlé, plus les infractions de ses membres ont de chances d'être constatées, puis jugées. Le CEPII rappelle que les statistiques de délinquance sont « en partie le reflet de biais » et que les minorités visibles ont une probabilité plus forte d'être contrôlées. Une partie de l'écart peut venir de là, sans qu'on sache combien : aucune statistique officielle ne le mesure.
Nos deux calculs. Mis en cause : 19 étrangers pour 81 Français, alors que la population compte environ 9 étrangers pour 91 Français ; le rapport des deux donne environ 2,4 ; avec les 8 % du ministère de l'Intérieur, environ 2,7. D'où « environ 2,5 ». Jamais d'affaire : en 2019, la justice a traité 273 429 auteurs étrangers. Même en ajoutant tous les auteurs dont la nationalité n'est pas connue (11 %), et en supposant que chacun soit une personne différente vivant en France, cela fait moins de 10 personnes sur 100 parmi les 5,0 millions d'étrangers.
Ce qu'on ne sait pas : les statistiques publiques ne croisent pas la nationalité avec l'âge, le sexe et le revenu. On ne peut donc pas dire quelle part de l'écart il resterait si l'on comparait des personnes du même âge et de la même situation. Il en resterait probablement une partie : parmi les immigrés, 52 sur 100 sont des femmes, donc le sexe seul n'explique pas tout.
Quant à l'idée que l'immigration « amène » la délinquance, les études qui la testent, au Royaume-Uni, en Italie ou aux États-Unis, ne trouvent pas de hausse de la délinquance là où arrivent plus d'immigrés, sauf pour les vols quand les nouveaux arrivants n'ont pas le droit de travailler. Ces études portent sur d'autres pays que la France.
Prenez une autre affirmation, tout aussi vraie : « Les hommes commettent beaucoup plus de délits que les femmes. » En 2024, 85 personnes mises en cause sur 100 sont des hommes. Pourtant, si vous êtes un homme, vous n'aimeriez pas qu'on vous regarde comme un délinquant probable, ni qu'on parle ainsi de votre fils ou de votre frère. Vous diriez : ce sont quelques-uns, pas moi.
C'est la même chose ici. La surreprésentation des étrangers est réelle, mais elle décrit une moyenne, pas la personne qui est en face de vous. En 2019, au moins 9 étrangers sur 10 vivant en France n'ont eu aucune affaire avec la justice pénale. Les juger tous sur les délits de quelques-uns, c'est l'amalgame qu'on n'accepterait pas pour soi.
À votre avis, si l'on comparait des étrangers et des Français du même âge, du même sexe et avec la même situation d'emploi, l'écart serait-il aussi grand ?
- Les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 (Interstats Info Rapide n° 49), SSMSI, ministère de l'Intérieur, mars 2025. page 6 pour « 8 % dans l'ensemble de la population » ; page 7, paragraphe sur les mis en cause (chercher « 19 % de l'ensemble », le texte est coupé par un encadré) ; page 7, paragraphe « Les caractéristiques démographiques des mis en cause » (chercher « 32 ans »).
- L'essentiel sur… les immigrés et les étrangers, INSEE, juin 2026. chercher « 9,1 % » ; tableau « Évolution de la population étrangère en France », lignes 2019, 2022, 2024 et 2025 ; paragraphe sur l'emploi (chercher « taux de chômage ») ; chercher « 52 % » dans la page.
- Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), INSEE, décembre 2021. premier paragraphe et encadré d'avertissement (chercher « 82 % » et « précaution ») ; dernier paragraphe (chercher « écrouées »).
- Réponse du ministre de l'Intérieur à la question écrite n° 9474 de Mme Hélène Laporte, Assemblée nationale (réponse du ministère de l'Intérieur), décembre 2025. texte de la réponse, publiée au JO le 2 décembre 2025 (chercher « 38 % »).
- Réponse du garde des Sceaux à la question écrite n° 13629 de M. Antoine Valentin, Assemblée nationale (réponse du ministère de la Justice), juin 2026. texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 24,2 % ») ; texte de la réponse, publiée au JO le 30 juin 2026 (chercher « 1 500 en 2025 » puis « doublé »).
- Immigration et délinquance : réalités et perceptions (La Lettre du CEPII n° 436), Arnaud Philippe et Jérôme Valette, CEPII, avril 2023. page 3, partie « Une surreprésentation des immigrés dans les statistiques sur la délinquance » ; page 3, après « Plusieurs raisons peuvent expliquer cela » ; page 3, et graphique 2 ; page 1, partie « Délinquance : l'immigration n'en est pas la cause » ; page 2, exemple de l'Italie (régularisation en ligne, permis accordés dans l'ordre des demandes) ; page 2, fin de la première partie (chercher « reflet de biais ») ; page 3, paragraphe « Enfin » (chercher « probabilité d'arrestation »).
- Auteurs selon la nationalité (Sécurité et société, Insee Références, édition 2021), version PDF, INSEE (données ministère de la Justice), décembre 2021. tableau 3 « Auteurs dans les affaires traitées par les parquets selon la nationalité, en 2019 », première ligne (colonnes : auteurs français, auteurs étrangers, ensemble, part des étrangers, part des auteurs dont la nationalité n'est pas renseignée).
- Enquête sur l'accès aux droits, volume 1 : Relations police / population, le cas des contrôles d'identité, Défenseur des droits, janvier 2017. page 3, « Principaux résultats » (chercher « 20 fois ») ; détail page 17.
- Enquête sur l'accès aux droits, 2e édition, volume 1 : Relations police / population, contrôles d'identité et dépôts de plainte, Défenseur des droits, juin 2025. page 4, « Principaux résultats » (chercher « 4 fois ») ; page 15 (chercher « 39 % ») ; page 16 (chercher « 20 fois ») ; page 13, encadré (chercher « faute lourde ») ; référence de l'arrêt en note 27.
- Contrôles d'identité discriminatoires : la détermination d'une politique publique ne relève pas du juge administratif (communiqué de presse, décision n° 454836), Conseil d'État, octobre 2023. page 1, premier paragraphe (chercher « cas isolés »).
- Mesurer et comprendre les déterminants de la récidive des sortants de prison (Infostat Justice n° 183), Ministère de la Justice (SDSE), juillet 2021. page 1, résumé (chercher « 23 % contre 33 % ») ; page 7 ou 8, partie sur le modèle (chercher « 12,2 points ») ; fin de la partie sur le modèle (chercher « 1,8 points »).
- Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (rapport public thématique), Cour des comptes, octobre 2023. annexe n° 1, page 132 du PDF (chercher « 105 € »).
- La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique), Cour des comptes, janvier 2024. page 100, tableau n° 7 ; page 15 (chercher « pertinente ») ; page 101 (chercher « un dixième ») ; page 79 (chercher « 6 582 »).
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