La France en vrai

Fermer les frontières et ne plus laisser entrer personne : est-ce possible ?

On n'a qu'à fermer les frontières et ne plus laisser entrer personne.

Qui dit ça ? 3 déclarations

Cette idée est défendue publiquement. Mot pour mot :

  • « Il faut également renvoyer les clandestins, les chômeurs de longue durée, et tous ceux qui vivent uniquement des aides sociales »

    Éric Zemmour, président de Reconquête. BFMTV, le 17 septembre 2026. Source ↗

    Citation rapportée par l'AFP, reprise par Les Nouvelles Calédoniennes le 18 septembre 2026 : replay BFMTV non retrouvé. Dans la même émission, il fixe la durée de chômage à « plus de six mois à un an » et l'AFP le présente comme adepte de la « remigration ».

  • « L’immigration, c’est la mère de toutes les batailles. C’est pour ça que nous avons une délinquance aussi explosive. Avec l’immigration zéro, il n’y aura quasiment plus de délinquance, j’en suis sûr »

    Éric Zemmour, candidat à l'élection présidentielle (Reconquête). « Bonjour chez vous », matinale de Public Sénat, le 26 janvier 2022. Source ↗

    Citation rapportée par Public Sénat, la chaîne qui recevait l'invité : replay non vérifié.

  • « La France libre, la France maîtresse de ses lois, de son économie, de sa monnaie, et gardienne de ses frontières, voilà la condition de toute politique nationale »

    Marine Le Pen, présidente du Front national. Discours de Fréjus (Var), le 18 septembre 2016. Source ↗

    Citation rapportée par l'AFP, reprise par Public Sénat le 21 janvier 2017 : discours original non retrouvé. Le même article rappelle qu'après l'attentat de Nice, en juillet 2016, elle avait déclaré : « Je n'ai jamais parlé de fermer les frontières, je dis simplement qu'elles doivent exister, comme dans tous les autres pays du monde, et permettre de filtrer les terroristes ».

Infaisable tel quel

Non, fermer complètement les frontières n'est pas faisable tel quel. Il faudrait tenir 190 points de passage, et 465 000 habitants de France travaillent dans un pays voisin. Des contrôles permanents coûteraient 1 à 2 milliards d'euros par an au début, puis une dizaine de milliards, et beaucoup de personnes refoulées retentent par un autre chemin. Cour des comptes +2 Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 33, chapitre I, partie B.2, premier paragraphe INSEE · novembre 2024 Un travailleur frontalier sur cinq parcourt plus de 50 km pour aller travailler (Insee Première n° 2027) première partie, « Les travailleurs frontaliers parcourent en moyenne 34 km pour se rendre au travail », chercher « 465 000 » France Stratégie (aujourd'hui Haut-commissariat à la stratégie et au plan) · février 2016 Les conséquences économiques d'un abandon des accords de Schengen (La Note d'analyse n° 39) résumé en haut de la page, et page 1 de la note (PDF), chercher « un à deux milliards » puis « demi-point »

Comment feriez-vous pour ne plus laisser entrer personne ?

Choisissez une réponse pour voir ce qu'elle donnerait.

Chaque option se heurte à une limite concrète : le nombre de passages à surveiller, le coût pour l'économie, le temps nécessaire ou la Constitution. Contrôler davantage reste possible, ne plus laisser entrer personne ne l'est pas.

Si l'objectif est de mieux maîtriser qui entre et qui reste en France, voici ce que recommandent ou mesurent les organismes officiels.

Coût moyen d'un départ, selon la façon dont il se fait
  • Retour aidé (aide au départ et billet) 1 120 €
  • Expulsion forcée 4 414 €

Moyenne de 2017 à 2022 pour le retour aidé, année 2022 pour l'expulsion forcée. Un retour aidé coûte environ quatre fois moins cher.

Source Cour des comptes Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 15 (synthèse), chercher « plus attractif » ; page 108, partie « Un complément utile et peu coûteux à l'éloignement forcé », chercher « 1 120 € »

  1. 4 fois moins cher

    Développer l'aide au retour

    Selon la Cour des comptes, un retour aidé coûte en moyenne 1 120 €, quatre fois moins qu'une expulsion forcée (4 414 €). Elle recommande d'assouplir ce dispositif pour le rendre plus attractif. Cour des comptes Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 15 (synthèse), chercher « plus attractif » ; page 108, partie « Un complément utile et peu coûteux à l'éloignement forcé », chercher « 1 120 € »

  2. 55,1 % obtenus à temps en 2025

    Obtenir les laissez-passer des pays d'origine

    Pour expulser une personne sans passeport, il faut un laissez-passer de son pays d'origine. En 2025, en métropole, seuls 55,1 % ont été obtenus à temps, et 2 929 demandes sont restées sans réponse. La Cour des comptes recommande de centraliser ces demandes et de se servir des visas et de la politique commerciale européenne pour obtenir la coopération des pays. Ministère de l'Intérieur +1 Ministère de l'Intérieur · octobre 2026 Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA) page 67, tableau « Laissez-passer consulaires (LPC) » (colonnes 2021 à 2025, puis évolution) et champ sous le tableau Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) synthèse, chercher « en l’absence de passeport » ; page 17, « Récapitulatif des recommandations », recommandations 4, 5 et 7

  3. 10,9 mois en 2025

    Décider plus vite et simplifier les recours

    Le délai global d'une demande d'asile est passé de 16 mois en 2021 à 10,9 mois en 2025 (il était de 9,8 mois en 2024). La Cour des comptes recommande aussi de simplifier les recours contre les expulsions et de renforcer les services des étrangers en préfecture. Ministère de l'Intérieur +1 Ministère de l'Intérieur · octobre 2026 Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA) page 78, fin de la page, chercher « 10,9 mois » Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) synthèse, chercher « en l’absence de passeport » ; page 17, « Récapitulatif des recommandations », recommandations 4, 5 et 7

  4. Agir aux frontières extérieures de l'Europe

    La seule frontière extérieure de l'Hexagone est la frontière maritime avec le Royaume-Uni : l'essentiel du contrôle se joue aux frontières de l'Europe. La Cour des comptes demande de mobiliser les leviers européens, dont la protection des frontières extérieures. Le Pacte européen sur la migration et l'asile, appliqué depuis le 12 juin 2026, vise à renforcer ce contrôle, et le système européen d'entrée-sortie se déploie. Cour des comptes +2 Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) synthèse du rapport, chercher « leviers communautaires » ; page 38, chercher « seule frontière extérieure » Ministère de l'Intérieur · octobre 2026 Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA) page 7 (synthèse), chercher « 12 juin 2026 » Conseil d'État · juin 2026 [Décryptage] Le Pacte européen sur la migration et l'asile et la justice administrative début de l'article, chercher « entre en application » puis « Ses objectifs »

Les premiers titres de séjour délivrés en 2025, par motif
  • Études 117 970
  • Humanitaire (asile et protection) 92 610
  • Famille 91 100
  • Travail 51 190
  • Autres motifs 31 360

Total : 384 230 premiers titres en 2025 (chiffres provisoires), pour des personnes qui ne sont pas citoyennes de l'Union européenne. Parmi les titres familiaux, 40 710 vont à des familles de Français.

Source Ministère de l'Intérieur Ministère de l'Intérieur · octobre 2026 Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA) page 41, tableau « Premiers titres délivrés par motif » (colonnes 2021 à 2025 provisoire, puis évolution), et texte sous le tableau

Ce que coûterait chaque option, en ordre de grandeur
OptionOrdre de grandeurQui a calculé
Toute la lutte actuelle contre l'immigration irrégulière1,8 milliard € par an, 16 000 agentsCour des comptes, 2024
Contrôles permanents à toutes les frontières de Schengen1 à 2 milliards € par an au début, puis ≈ 10 milliardsFrance Stratégie, 2016
Expulser les quelque 350 000 adultes bénéficiaires de l'AME (ordre de grandeur bas)au moins 1,5 milliard € et plus de 20 ans au rythme de 2025Notre calcul, d'après la Cour des comptes et le ministère de l'Intérieur
Solde migratoire de 70 000 au lieu de 150 000 personnes par anretraites : +1,1 point de PIB de dépenses en 2070Conseil d'orientation des retraites, 2026

Ces montants ne s'additionnent pas : ils ne portent ni sur les mêmes années ni sur le même périmètre. Le coût d'une expulsion forcée (4 414 € en 2022) est, selon la Cour des comptes, sous-estimé.

Source Cour des comptes +4 Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique), page de synthèse page de synthèse, partie « Des moyens importants, une cohérence à construire », chercher « 1,8 Md€ » ; détail au tableau n° 9, pages 114 et 115 du rapport France Stratégie (aujourd'hui Haut-commissariat à la stratégie et au plan) · février 2016 Les conséquences économiques d'un abandon des accords de Schengen (La Note d'analyse n° 39) résumé en haut de la page, et page 1 de la note (PDF), chercher « un à deux milliards » puis « demi-point » Cour des comptes · janvier 2024 La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique) page 116, chercher « 4 414 € » Ministère de l'Intérieur · octobre 2026 Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA) page 64, partie « Le séjour irrégulier sur le territoire » (chercher « 458 681 ») et tableau « Nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'État (AME) », colonnes 2020 à 2024 puis 2025 (cumul à fin septembre) Conseil d'orientation des retraites (COR) · juin 2026 Évolutions et perspectives des retraites en France, rapport annuel page 112 (page 114 du PDF), partie 2, chapitre 5, section 1.3 « Sensibilité à l'hypothèse de solde migratoire »

« Ne plus laisser entrer personne » regroupe en réalité quatre mesures différentes : surveiller chaque frontière, sortir de Schengen, expulser les personnes déjà présentes sans titre, et ne plus délivrer de titres de séjour. Chacune bute sur une limite précise.

La frontière d'abord. On peut contrôler les routes, mais pas chaque champ ni chaque sentier : la Cour des comptes juge impossible de surveiller toute la frontière, et les personnes refoulées retentent ailleurs. Pris au mot, ne laisser entrer personne voudrait aussi dire refuser les près de 3 millions de visas délivrés en 2025.

Ensuite, le coût. Des contrôles permanents freinent aussi les Français : touristes, camions, et 465 000 frontaliers. France Stratégie chiffre la facture à 1 à 2 milliards d'euros par an au début, puis environ 10 milliards. À long terme, c'est plus de cinq fois le coût de toute la lutte actuelle contre l'immigration irrégulière, 1,8 milliard d'euros par an (notre calcul).

Enfin, le temps et le droit. Au rythme de 2025, 12 776 expulsions forcées de non-Européens par an depuis la métropole, renvoyer les seuls adultes bénéficiaires de l'aide médicale d'État, environ 350 000 personnes, prendrait environ 27 ans (notre calcul). C'est une estimation basse : toutes les personnes sans titre ne demandent pas l'AME. Et la vie familiale comme le droit d'asile sont protégés par la Constitution.

Imaginez que vous habitiez près de Thionville. Comme plus d'un salarié sur deux de votre secteur, vous travaillez au Luxembourg. Chaque matin, vous prenez l'A31 à Zoufftgen avec 46 000 autres personnes qui font le même trajet en voiture.

Le jour où l'on ferme vraiment la frontière, le contrôle ne vise pas seulement les migrants : il vous vise vous aussi, chaque matin et chaque soir. France Stratégie estime d'ailleurs que 38 % du coût immédiat des contrôles permanents tomberait sur les travailleurs frontaliers comme vous. Vouloir maîtriser l'immigration est légitime ; reste à choisir des mesures qui visent les bonnes personnes.

Si vous deviez choisir une seule mesure, laquelle ferait le plus pour maîtriser l'immigration irrégulière : des policiers à chaque route frontalière, ou des pays d'origine qui acceptent de reprendre leurs ressortissants ?

  1. La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique), page de synthèse, Cour des comptes, janvier 2024. page de synthèse, partie « La gestion des frontières : une pression croissante, une efficacité incertaine », chercher « 126 points » ; page de synthèse, partie « L'éloignement : un enchaînement d'obstacles structurels », chercher « entre 20 et 30 % » puis « 12 % » ; page de synthèse, partie « Des moyens importants, une cohérence à construire », chercher « 1,8 Md€ » ; détail au tableau n° 9, pages 114 et 115 du rapport.
  2. La politique de lutte contre l'immigration irrégulière (rapport public thématique), Cour des comptes, janvier 2024. page 33, chapitre I, partie B.2, premier paragraphe ; page 33, chercher « Alpes-Maritimes » puis « 117 kilomètres » ; page 35, sous le graphique n° 2 ; page 36, encadré « La remise en cause des pratiques françaises par la Cour de justice de l’Union européenne en septembre 2023 », chercher « par 43 » ; page 116, chercher « 4 414 € » ; page 15 (synthèse), chercher « plus attractif » ; page 108, partie « Un complément utile et peu coûteux à l'éloignement forcé », chercher « 1 120 € » ; synthèse, chercher « en l’absence de passeport » ; page 17, « Récapitulatif des recommandations », recommandations 4, 5 et 7 ; synthèse du rapport, chercher « leviers communautaires » ; page 38, chercher « seule frontière extérieure » ; page 31, partie B.1, chercher « 13 novembre 2015 » ; page 32, dernière phrase de la partie.
  3. Les étrangers en France 2025, rapport au Parlement (vingt-troisième rapport établi en application de l'article L. 123-1 du CESEDA), Ministère de l'Intérieur, direction générale des étrangers en France, octobre 2026. page 63, « L'entrée irrégulière sur le territoire », chercher « 21 442 » puis « 13 664 » ; page 7 (synthèse), chercher « 15 253 » ; détail page 65, tableau « Éloignements et départs exécutés », ligne « Éloignements forcés » et champ sous le tableau ; page 41, tableau « Premiers titres délivrés par motif » (colonnes 2021 à 2025 provisoire, puis évolution), et texte sous le tableau ; page 47, tableau « Admission au séjour, par motifs familiaux détaillés » (colonnes 2021 à 2025 provisoire), lignes « Famille de français » et « Regroupement familial », puis texte, chercher « 40 710 titres » ; page 67, tableau « Laissez-passer consulaires (LPC) » (colonnes 2021 à 2025, puis évolution) et champ sous le tableau ; page 78, fin de la page, chercher « 10,9 mois » ; page 7 (synthèse), chercher « 12 juin 2026 » ; page 7 (synthèse), chercher « 3,6 millions » ; page 64, partie « Le séjour irrégulier sur le territoire » (chercher « 458 681 ») et tableau « Nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'État (AME) », colonnes 2020 à 2024 puis 2025 (cumul à fin septembre) ; page 65, tableau « Éloignements et départs exécutés des étrangers en situation irrégulière selon la nationalité et le type de sortie du territoire », colonnes 2021 à 2025 (la valeur 2025 est la cinquième de chaque ligne).
  4. Les conséquences économiques d'un abandon des accords de Schengen (La Note d'analyse n° 39), France Stratégie (aujourd'hui Haut-commissariat à la stratégie et au plan), février 2016. résumé en haut de la page, et page 1 de la note (PDF), chercher « un à deux milliards » puis « demi-point ».
  5. Un travailleur frontalier sur cinq parcourt plus de 50 km pour aller travailler (Insee Première n° 2027), INSEE, novembre 2024. première partie, « Les travailleurs frontaliers parcourent en moyenne 34 km pour se rendre au travail », chercher « 465 000 » ; partie « Des flux routiers très concentrés vers le Luxembourg et les cantons de Genève et de Bâle », chercher « Zoufftgen ».
  6. Projet de loi de finances pour 2026 : Santé (rapport général n° 139, tome III, annexe 27), Sénat, commission des finances (rapporteur spécial : Vincent Delahaye), novembre 2025. partie sur l'aide médicale de l'État, « … liée tant à la hausse du nombre de bénéficiaires qu'au coût des soins », chercher « 465 208 ».
  7. Décision n° 93-325 DC du 13 août 1993, loi relative à la maîtrise de l'immigration et aux conditions d'entrée, d'accueil et de séjour des étrangers en France, Conseil constitutionnel, août 1993. considérant 70 (chercher « faire venir auprès ») et considérant 81 (chercher « Tout homme persécuté »).
  8. Bilan démographique 2025 (Insee Première n° 2087), INSEE, janvier 2026. résumé en haut de la page, puis chercher « +176 000 ».
  9. Évolutions et perspectives des retraites en France, rapport annuel, Conseil d'orientation des retraites (COR), juin 2026. page 112 (page 114 du PDF), partie 2, chapitre 5, section 1.3 « Sensibilité à l'hypothèse de solde migratoire ».
  10. Salariés frontaliers : des flux à sens unique (Insee Flash Grand Est n° 110), INSEE, novembre 2025. premier paragraphe de l'étude, chercher « Thionville ».
  11. [Décryptage] Le Pacte européen sur la migration et l'asile et la justice administrative, Conseil d'État, juin 2026. début de l'article, chercher « entre en application » puis « Ses objectifs ».
  12. Question écrite n° 17214 : Levée des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen, Assemblée nationale (question écrite publiée au Journal officiel du 21 juillet 2026), juillet 2026. texte de la question, chercher « 2 juin 2026 » puis « reconduite tous les six mois ».

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Sur le même sujet : « L'immigration coûte un pognon de dingue à la France. » · « Les OQTF ne sont jamais appliquées. » · « Les migrants touchent plus d'aides que nos retraités. »

Réponses tirées de fiches vérifiées. La source est sous chaque phrase.